Les  résultats du dernier comptage effectué en ce mois de mai par la Ville  indiquent que 1021 cyclistes ont été comptabilisés entre 8h et 9h aux 18 points de comptages, ce qui représente une hausse de 17% par rapport à  la moyenne de mai et septembre en 2016 , qui était déjà le chiffre recensé le plus élevé. Ces comptages par les stewards et gardiens de la paix se font un mardi ou un jeudi au mois de mai et au mois de septembre en 18 points identiques tant au centre-ville (8 endroits) que dans les quartiers (10 endroits).

Si l’on affine les chiffres,  71% des cyclistes sont des hommes, 27% des femmes et 2% des enfants, le casque vélo est porté par 36% des cyclistes mais par 53 % des enfants et  2% des vélos comptabilisés ont été qualifiés de vélos à assistance électrique (donnée visuelle pas fiable à 100%).

« Les conditions météorologiques influencent partiellement les comptages mais ceux-ci mettent en évidence une tendance indéniable à la hausse. Cependant la poursuite des efforts en faveur des cyclistes est nécessaire car ce résultat positif traduit encore une faible utilisation du vélo (aux alentours de 2%)« , tempère le communiqué de la Ville, qui évoque  de prochains travaux:
– Mise en quartier apaisé du quartier Longdoz par la création de 14 portes d’entrées de quartier ;
– Aménagement de la rue du Vallon et de la rue de la Belle-Jardinière en direction du Sart Tilman ;
– Création d’un nouvel itinéraire (Ravel Bis) depuis l’Esplanade de l’Europe jusqu’au rues Englebert (vers le quartier du Longdoz) et Remont (vers le quartier des Vennes) via le pont des Vennes.
Les nouveaux aménagements et stationnements prévus au budget extraordinaire 2017 d’un montant de 280000 € sont actuellement à l’étude et seront communiqués à l’automne.

« Cette augmentation, la part modale du vélo  reste très faible pour une ville de la taille de Liège, en comparaison à d’autres villes étrangères de même taille. En 2004, lors de son plan communal de mobilité (PCM), la Ville avait pour ambition d’atteindre 10% de part modale pour le vélo en 2010. En 2017, on est toujours à 2%…. espérons que la Ville mettent le paquet dans l’avenir et ait beaucoup d’ambitions pour le vélo dans son prochain PCM« , souligne le Gracq Liège qui ne parle pas des des livreurs à vélo dont le nombre a augmenté récemment. Pourquoi une si faible utilisation du vélo à Liège pour les déplacements quotidiens ?
« On pointera particulièrement le couple sentiment d’insécurité/absence d’aménagements cyclables. Le sentiment d’insécurité constitue en effet le frein majeur pour toute une série de personnes voulant se mettre au vélo.La solution la plus adaptée est de créer des itinéraires cyclables répondant à cinq critères : sûr, rapide, cohérent, confortable et agréable. Nous considérons qu’un parent avec son enfant de 10 ans devrait pouvoir rouler en sécurité pour se déplacer en ville et que les aménagements doivent être conçus dans ce sens. » Ce qui n’est pas le cas à Liège.
Actuellement, on compte beaucoup trop peu de pistes cyclables séparées du trafic automobile et les quelques tronçons aménagés ne forment pas une suite continue favorisant l’efficacité et la sécurité des cheminements. Trop de discontinuités comme par exemple le long des nouveaux quais quand on arrive à l’Evêché, au cadran en venant de Ans ou du centre-ville, sur le boulevard d’Avroy (après la piste cyclable du Boulevard Sauvenière), etc.

Certains aménagements bloquent car ils sont liés au tram. « D’autres parce que la Ville ou le SPW ne veulent pas réduire la place de la voiture pour les autres usagers (cyclistes et piétons). »  C’est le cas par exemple de la rue de Bruxelles de la place Saint-Lambert au cadran où le SPW a juste placé des bandes cyclables suggérées alors que le plan communal cyclable y prévoyait des pistes cyclables marquées. Le manque de budget attribué au vélo est également mis en cause par l’association qui défend les intérêts des cyclistes, alors que le potentiel de cyclistes est très élevé.

Enfin, le manque de stationnement « longue durée » pour les vélos est relevé dans des quartiers denses avec une majorité d’immeubles à appartements ou à kots. L’échevin de la Mobilité, Michel Firket, promet qu’il y réfléchit.


Suivant : Voici les nouvelles tenues des pompiers liégeois
Précédent : Un atelier de location de robes a ouvert à Liège pour consommer autrement

► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.

Share Button