Au conseil communal de lundi, il a été question de la nouvelle formule des Coteaux (de la Citadelle), événement qui a eu lieu le premier week-end de ce mois. Le conseiller communal Michel de Lamotte a regretté l’absence de la dynamique associative « écoles non ouvertes, mouvement culturel, jeunesse, groupes musicaux peu présents. Ceci faisait aussi la richesse des éditions précédentes. Les spectateurs de ce spectacle de rue vivant venaient aussi chercher dans le mystère de la nuit l’esprit liégeois et la rencontre. »
Et de demander si une évaluation de l’événement est prévue.

Dans cette évaluation, il faudrait aborder « la problématique des bougies. Certains couacs logistiques ou techniques liés à l’allumage et à la tenue des bougies ont été constatés. Pour ce qui est de l’animation, un sentiment de déséquilibre a été relevé concernant le manque d’animation dans certaines zones du quartier de Hors-Château », a ajouté la conseillère Cécile Firket qui parle néanmoins d’un succès populaire qui ne se dément pas.

Réponse de l’échevin de l’Attractivité commerciale et touristique, Fabrice Drèze: « Sur le commerce, de nombreux commerçants du centre-ville mais encore du quartier m’ont indiqué ne pas avoir réalisé de telles ventes depuis les fêtes de fin d’année. La plupart envisageaient de fermer vers 22h. Ils n’ont finalement fermé boutique qu’aux alentours d’une heure du matin, tant l’influence était soutenue. Les musées de la ville et de la province ont enregistré une fréquentation nettement supérieure à la normale. »

L’échevin admet toutefois que les axes d’amélioration identifiés sont les suivants. Améliorer la communication sur la spécificité de l’événement, (notamment le fait que c’est une nocturne qui n’a été organisée qu’une seule fois le samedi soir) et trouver une solution, à l’avenir, pour les bougies. « Je rejoins la frustration de certains manquements. Nous avons dû renoncer aux bougies traditionnellement utilisées et placées dans des contenants plastiques pour raison écologique. Le budget des bougies 100 % cire de soja est trop onéreux et ne me permet à la ville d’acheter que le nombre pour les escaliers de Bueren. » Il s’agira aussi de mieux diffuser le parcours et la programmation, améliorer l’animation en Hors-Château, renforcer la visibilité de la navette tech et revoir la gestion du flux via une meilleure signalétique, un sens de circulation clair et un briefing renforcé des bénévoles.
« Malgré les contraintes financières, le secteur aurait mérité davantage d’artistes de rue », reconnaît également Fabrice Drèze.

« Ceci dit, la nostalgie est une boussole qui peut parfois nous faire tourner en rond. Le modèle que vous évoquez existait dans un autre contexte, à une autre époque avec d’autres moyens et moins de contraintes », a-t-il rétorqué au conseiller de Lamotte. Et d’évoquer l’interdiction des feux d’artifice pour le bien-être animal, l’impossibilité d’ouvrir Féronstrée à cause du tram et la non-obtention de subsides régionaux, malgré les demandes.

Week-end des Coteaux: les grands #déçus du dimanche


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