Entre le 3 et le 14 novembre 2025, la Cellule urbanisme et mobilité de l’Université a réalisé une consultation destinée aux étudiants et aux membres du personnel se rendant sur les campus de l’ULiège en bus ou en tram. Celle-ci a recueilli plus de 1.500 réponses (80% d’étudiants et 20% membres du personnel). Les résultats, qui ont été rendus publics la semaine passée, révèlent qu’un répondant sur deux se déclare insatisfait de ses trajets vers les campus, sans que soit constaté une différence notable entre le trajet aller et le trajet retour ou entre les différents jours de la semaine.
Cette insatisfaction porte principalement sur les retards, les annulations et le manque d’adéquation des bus avec les horaires universitaires (en particulier durant les périodes de congés scolaires. « Une capacité insuffisante des véhicules, ne permettant pas toujours l’embarquement dans le premier bus de passage. Ces difficultés entraînent un allongement des temps de déplacement et renforcent la perception négative des correspondances. Cette perception pourrait en partie expliquer la sous-utilisation actuelle de la ligne 8 au départ du terminus de Sclessin, pourtant essentielle pour désengorger en heures de pointes les lignes B2 et L3 desservant le campus du Sart Tilman et le CHU », relève l’étude.
On constate, pour les trajets vers et depuis le campus du Sart-Tilman, une insatisfaction plus marquée dans la partie nord de l’agglomération liégeoise, tant pour les correspondances que pour la durée moyenne des trajets. Dans la zone de Ans, Loncin, Rocourt et Vottem, 76 % des usagers se disent insatisfaits des correspondances. Dans celle de Hestral, Hermée, Liers, Oupeye et Haccourt, l’insatisfaction des répondants liée à la durée des trajets atteint 85 %, avec une durée moyenne de 96 minutes pour ces trajets.
Consultés, les représentants étudiants des différentes facultés rencontrés en novembre indiquent avancer l’heure de leurs déplacements pour assurer leurs correspondances. Et ils disent privilégier la voiture dès que possible.
« Si aucune amélioration n’est apportée à court terme, cette situation pourrait compromettre les objectifs de report modal fixés par l’ULiège, ainsi que ceux définis par les autorités régionales et locales dans le Plan Urbain de Mobilité de Liège », conclut la cellule universitaire en charge de l’étude.
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