Il était interrogé, lundi, au conseil communal, sur les autorisations des événeents sur la voie publique, et notamment par la conseillère (Vert Ardent) Laura Goffart. Il était question de la manifestation TransPédéGouines (qui n’avait pas été autorisée mais qui avait quand même eu lieu samedi passé) et de la fête en Pierreuse dont les horaires nocturnes avaient failli être rabotés.

Willy Demeyer avait précédemment communiqué que, dans un contexte budgétaire extrêmement difficile, l’action des services de police, « doit être orientée vers les missions de sécurisation avec une priorité vers la lutte contre le trafic de drogue. Pour préserver la capacité policière, il est souhaité qu’aucune nouvelle manifestation ou manifestation déambulatoire ne soit autorisée. »

Devant les élus communaux, en ce début semaine, il a enfoncé le clou. Soulignant que pour encadrer une manifestation comme la TransPédéGouines, il fallait mobiliser 50 agents de police. « Dans les circonstances où nous nous trouvons, la police a autre chose à faire. Parce que vous êtes toutes et tous également soucieux de la sécurité dans le centre-ville… par le fait que les jeunes dames souhaitent pouvoir passer en ville sans être importunées. Il y a pas un conseil sans qu’on en parle, plus toutes vos demandes en matière de toxicomanie et de lutte contre les trafics. »

Et de lancer: « On ne sait pas couper les policiers en deux pour en avoir deux fois plus ! Des indication sont données à la police pour ne pas admettre comme cela de nouvelles manifestations parce que ce sont des coûts supplémentaires dont nous n’avons pas les moyens. » Rappelant qu’il prônait également des économies de moyens policiers pour les matches du Standard ou même le cortège du 1er mai cher à son parti, le PS. On parle en tout de 2.000 manifestations organisées chaque année sur le territoire communal.

Le bourgmestre a également indiqué que le collège proposera un programme d’animation de la ville avec les manifestations qui seront « labellisées ‘Ville Liège’ et qui participeront à la liberté d’expression mais aussi à l’animation et à la fête. »

La conseillère Goffart a réagi : « Nous, ce qu’on veut c’est que ça ne devienne pas une justification pour restreindre de manière disproportionnée un droit fondamental qui est celui de manifester En fait, on ne veut pas que la sécurité devienne un prétexte pour filtrer la voix de certaines personnes ou pour imposer des conditions qui sont impossibles. » Avant de souligner que, si chaque ville a un cadre de policier minimum pour sa sécurité au quotidien, Liège n’arrive malheureusement pas à l’atteindre faute de pouvoir recruter suffisamment.


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