Depuis début décembre, la Ville a lancé les procédures pour transformer la friche du fort de la Chartreuse et l’intégrer à la « chaîne des parcs ». Il s’agit avant tout de reconnaître le site en tant que « Site à réaménager» (au sens de l’article D.V.1 du CoDT).
« On nous parle de sécuriser et de nettoyer, mais dans le jargon de l’urbanisme, passer d’une friche vivante à un parc aménagé signifie souvent raser l’existant pour implanter des pelouses tondues, de l’éclairage public et des sentiers imperméables », redoute le collectif Un air de Chartreuse. « C’est la fin de la quiétude et la mort programmée d’écosystèmes urbains exceptionnels. »
Pour le collectif, le site n’est pas un terrain vague, c’est un sanctuaire qui abrite des espèces strictement protégées par la loi sur la Conservation de la Nature. Et d’exiger l’exclusion stricte des Zones de Grand Intérêt Biologique (ZGIB) du périmètre du SAR pour garantir qu’aucun aménagement ne vienne fragmenter cet habitat.
Rappelons que l’endroit avait été le théâtre, il y a 4 ans, d’un long combat avec occupation pour s’opposer avec succès à un projet immobilier de Matexi.
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