Ce ne sera pas un poisson. L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège (OPRL) crée une œuvre symphonique générée par intelligence artificielle, une première en Belgique. Intitulée « Danse de l’Aube » et attribuée à un compositeur fictif nommé Isidore Archambault (clin d’œil à l’IA), cette pièce s’inscrit dans le cadre du Music Factory « What the Fake ?! », consacré aux notions de plagiat et d’authenticité en musique.

Le projet, piloté par la bibliothécaire Christelle Heinen, visait à explorer les possibilités et limites de l’IA dans la création musicale. L’expérience a révélé un processus complexe, nécessitant des instructions humaines précises et une intervention finale pour rendre l’œuvre exploitable. Initialement, une IA de Google a fourni une description théorique de composition, sans produire de musique concrète. Les tentatives de transformation en partition ou en audio se sont révélées infructueuses.

L’équipe s’est alors tournée vers l’application SUNO IA, qui a généré deux propositions musicales, dont « Dawning Dance », retenue pour sa qualité. Toutefois, obtenir une partition jouable pour orchestre à partir du fichier audio s’est avéré difficile et a requis des compétences humaines. L’œuvre, d’une durée d’environ 4 minutes 30, mobilise un orchestre complet et sera interprétée sous la direction de Maria Fuller.

Ce projet met en lumière le rôle actuel de l’IA comme outil d’assistance plutôt que créateur autonome.

La création en concert aura lieu le 1er et le 2 avril dans le cadre de la série « Music Factory ».

(Photo: Anthony Lemoine)


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