Après l’Union des Classes Moyennes (UCM) et l’APLSIA (Association professionnelle francophone du libre-service indépendant en alimentation), c’est maintenant Comeos qui tire sur la taxe liégeoise sur les caisses automatiques.

La fédération du commerce et des services, accompagnée de plusieurs enseignes, a décidé de contester devant le Conseil d’État la taxe instaurée par la Ville de Liège sur les caisses en libre-service. Cette redevance, fixée à 519 euros par dispositif et par an, vise officiellement à préserver l’emploi local et à soutenir les petits commerces.

Pour le secteur, cette mesure est cependant perçue comme injustifiée et pénalisante. Selon Comeos, elle cible en réalité les entreprises qui investissent dans la modernisation et l’amélioration de l’expérience client. La fédération estime que l’argument de la destruction d’emplois ne résiste pas à l’analyse. Les caisses automatiques ne suppriment pas de postes, mais transforment les fonctions du personnel, qui se concentre davantage sur l’assistance, le conseil, le réassort ou le contrôle de qualité. Dans un contexte où le commerce belge fait face à plus de 24 000 emplois vacants, taxer les outils d’efficacité apparaît paradoxal.

Comeos dénonce également une contradiction entre cette taxe locale et les politiques publiques favorisant la transition numérique. Elle redoute enfin que cette initiative crée un précédent fiscal dommageable pour l’ensemble du secteur, déjà fortement sollicité. Pour la fédération, le commerce joue un rôle économique et social majeur et doit pouvoir continuer à innover sans être considéré comme une source de revenus facile pour les pouvoirs locaux.


Suivant : Vols et recel international de bijoux en or et en argent: deux bijouteries liégeoises impliquées, dont une disposait d’une fonderie
Précédent : Météo: nuages

► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.