C’est au mois de mai que VOO, opérateur de télécommunications détenu à 100% par Nethys avait été mis en vente après la suspension de la vente de 51% des parts de la société par Stéphane Moreau au fonds d’investissement américain Providence en 2019. C’est la banque d’affaires Rothschild qui guide l’opération. Parmi les candidats au rachat figuraient les opérateurs belges Orange et Telenet mais aussi trois fonds d’investissement dont le fonds américain Warburg Pincus.

Deux formules étaient évoquées: soit acheter 50 % plus une part, pour détenir la majorité des actions, soit acheter 75 % moins une part, pour que le groupe liégeois puisse conserver une minorité de blocage. C’est la seconde formule qui aura finalement été choisie à l’heure où l’on apprend que c’est la filiale belge d’Orange (groupe français) qui entre en négociations exclusives pour racheter définitivement le câblo-opérateur wallon.

L’entreprise était estimée à 1,4 milliard d’euros. Orange l’aurait finalement valorisée à hauteur d’1,8 milliard d’euros, ce qui signifie que la vente des 75% des actions pourrait rapporter au maximum 1,35 milliards d’euros à Nethys (il faudra déduire le passif).

C’est le double de ce que Nethys aurait dû toucher lors de la vente “Moreau”, soit 320 millions pour 51% des parts vendues. Fin 2019, Julie Fernandez Fernandez (PS) la présidente actuelle du CA de l’intercommunale Enodia à qui appartient Nethys et les administrateurs Fabian Culot (MR) et Muriel Gerkens (Ecolo) s’étaient d’ailleurs montrés favorables à la vente de VOO pour un montant à peine plus généreux: entre 350 et 485 millions d’euros.
Heureusement que, depuis lors, l’eau a coulé sous les ponts…


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