Consommer de l’eau en bouteille plastique, plus chère, polluante et pas forcément de meilleure qualité que l’eau de distribution n’est pas forcément une bonne idée. Pour améliorer son image, la marque Chaudfontaine va être érigée en exemple national et international de durabilité au sein de Coca-Cola European Partners (CCEP) et compte devenir, d’ici 2040, totalement neutre sur le plan climatique.

L’eau liégeoise est une des premières marques du portefeuille mondial de Coca-Cola à être passée au plastique 100 % recyclé (rPET) en 2018. « En plus d’être recyclées à 100 %, les bouteilles en rPET de Chaudfontaine sont fabriquées depuis peu uniquement à base de PET non coloré (clearPET), et le film autour des multipacks est également en matériau recyclé. Aucun nouveau plastique n’est donc utilisé à Chaudfontaine – à l’exception du bouchon et de l’étiquette, mais l’entreprise souhaite également les changer dans un avenir proche, si cela devient techniquement possible », explique Achmed Boumrah, directeur du site de Chaudfontaine, qui encourage les consommateurs à trier. « Nous voulons ainsi transformer chaque bouteille en une autre bouteille.

Les dernières bouteilles bleues de Chaudfontaine sont en train de sortir des lignes de production. Elles seront remplacées par des bouteilles transparentes en rPET. Ce rPET simplifie le processus de recyclage, car les bouteilles transparentes peuvent être transformées en plastique recyclé de n’importe quelle couleur.

Coca-Cola investit aussi dans un renforcement de la protection des sources ces dernières années. En collaboration avec la Région wallonne et l’Université de Liège, toutes les sources de pollution potentielles ont été cartographiées et traitées dans un rayon de 5 kilomètres (250 hectares) autour du site. Par exemple, toutes les citernes de mazout (552 au total) des riverains ont été protégées ou retirées afin que l’eau ne puisse pas être polluée en cas de fuite. L’agriculture locale dans cette zone protégée est également soumise à des règles strictes et l’utilisation de pesticides à proximité fait l’objet de contrôles poussés. Des chercheurs vérifient régulièrement la présence de nitrates et de métaux lourds dans le sol afin de pouvoir prendre des mesures immédiates en cas de pollution.

En outre, les sources elles-mêmes ont été dotées de nouvelles conduites et d’une nouvelle ventilation, et sont bien protégées pour éviter toute contamination. Tous les « puits » ont été complètement scellés et une surveillance est assurée. Coca-Cola veut ainsi s’assurer “que dans 60 ans, nous boirons exactement la même eau de Chaudfontaine que celle que nous buvons aujourd’hui“.

Enfin, le site d’embouteillage d’eau minérale lui-même est également bien engagé sur la voie de la durabilité, qui est chauffé par la chaleur de l’eau de Chaudfontaine . Une turbine hydraulique dans la rivière – doublée de panneaux solaires – assure une partie de la production d’énergie. Au total, ces systèmes durables fournissent plus de 15 % de l’énergie totale et de compenser les émissions de CO2 restantes.


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