On le sait, les commerces liégeois sont en difficultés et de nombreuses surfaces commerciales sont actuellement vacantes au centre-ville. Nombre d’observateurs pointent les loyers qui restent trop élevés par rapport à une conjoncture qui n’est pas la meilleure. Mais les pouvoirs publics n’ont pas vraiment prise sur cette donnée.
Une solution partielle pourrait être la révision du cadastre, en soutien à la dynamique commerciale des centres-villes. La députée fédérale (Ecolo) Sarah Schlitz a relevé qu’après plusieurs années de négociations, la ville de Charleroi et l’administration fédérale se sont accordées sur une diminution conséquente du cadastre, allant jusqu’à 67% du montant actuel. « Cette décision vise à réduire les coûts des rez-de-chaussée commerciaux dans les zones commerciales en grande souffrance », précise-t-elle. Elle a donc interrogé le ministre des Finances quant à savoir si d’autres villes avaient contacté le SPF Finances pour bénéficier de la même démarche… comme la ville de Liège.
Réponse du ministre: non !
« C’est en cours », assure toutefois Fabrice Drèze, l’échevin de l’Attractivité commerciale et touristique. « Un groupe de travail a été mis en place avec l’échevine des Finances, Carine Clotuche, le bourgmestre, l’Urbanisme et le bureau du commerce, qui se réunira le 24 juin. Cela prend un peu de temps.; il faut monter correctement le dossier. Nous avons analysé celui de Charleroi. A Liège, une coiffeuse qui est propriétaire de son salon de 30 m² paie 15.000€ par an. Une diminution du cadastre serait affectivement une aide. Mais il faut savoir que tous les propriétaires d’immeubles commerciaux ne voient pas ça d’un bon œil car ils ont peur que cela entraîne une dévaluation de leur bien. »
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