Lundi, le conseil communal a approuvé -l’opposition s’est abstenue et Vega a voté contre – une taxe annuelle de 15.000€ sur les “bars à prostituées” liégeois, situés rue Varin, dans le quartier des Guilemins. Officiellement, il s’agit d’ “établissements dans lesquels du personnel poussant à la consommation est utilisé, soit en consommant avec les clients, soit en provoquant la consommation de toute autre manière que par le service normal des clients ou par le seul exercice du chant ou de la danse“.

Nous avions déjà relevé cette forte hausse de 10.000€ (la taxe s’élevait auparavant depuis longtemps à 5000€) au mois de novembre 2019, qui semble traduire la volonté des autorités communales de faire disparaître ces “bordels miniature” partageant le voisinage avec le commissariat de police Guillemins-Sclessin et se trouvant pile sur le tracé du futur tram.

Ces dernières années, les revenus de la prostitution ont considérablement baissé à cause de la crise économique, d’internet et de l’arrivée de filles originaires des pays de l’Est qui ont “cassé les prix”. Avec les périodes d’interdiction de travailler pendant la pandémie, la situation ne s’est évidemment pas améliorée. Et pour payer cette douloureuse de 15.000€, qualifiée par certains de proxénétisme foncier, il va falloir casser la tirelire… ou mettre la clé sous la porte.

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