Ce mercredi, Anthony, un ancien inspecteur de police liégeois a obtenu une suspension probatoire du prononcé après avoir comparu devant le tribunal correctionnel pour plusieurs infractions. La justice a considéré que la majorité des faits étaient établis, mais a décidé de ne pas prononcer de condamnation à condition qu’il respecte certaines obligations durant trois ans. C’est ce que rapporte La Meuse; L’affaire trouve son origine dans une enquête menée sur des parties de poker illégales organisées pendant la période de la pandémie Covid. Les investigations ont révélé sa participation à ces activités ainsi que son implication dans leur organisation. Il lui était également reproché d’avoir consulté sans autorisation des bases de données policières à des fins privées. D’autres manquements concernaient une activité professionnelle non déclarée dans le secteur de la restauration et la conservation irrégulière de son arme de service à son domicile.

Le tribunal a notamment imposé un suivi psychologique et une prise en charge de son addiction au jeu. Le ministère public avait sollicité une peine de prison avec sursis, tandis que la défense plaidait pour une mesure favorisant la réinsertion. Déjà suspendu puis contraint de quitter la police, l’ancien fonctionnaire subit d’importantes conséquences professionnelles. Les parties disposent encore d’un délai légal pour introduire un recours.

Hier également, Christophe, un policier de Liège poursuivi pour des faits de viol présumés, a été acquitté par le tribunal correctionnel, les juges estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir l’infraction avec certitude. L’affaire concernait une jeune femme rencontrée dans le Carré après une soirée festive marquée par une importante consommation d’alcool. Les versions des deux protagonistes divergeaient quant au caractère consenti de la relation.

Après examen des témoignages et des échanges de messages, le tribunal a considéré qu’un doute subsistait sur l’état de la plaignante et sur l’absence de consentement au moment des faits. En revanche, une autre affaire impliquant une ancienne compagne a conduit à une décision différente. Les juges ont retenu qu’il avait dépassé les limites exprimées par celle-ci lors d’un rapprochement intime. Pour cette infraction, le tribunal a accordé une suspension du prononcé, ce qui évite une condamnation effective sous certaines conditions.

Le parquet avait pourtant demandé une peine de prison avec sursis ainsi que des restrictions professionnelles. La défense réclamait l’acquittement sur l’ensemble des préventions. Au final, la juridiction a suivi cette argumentation pour les faits les plus graves tout en sanctionnant partiellement le comportement reproché dans la seconde affaire, rapporte la DH.


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