Hier soir, Georges-Louis Bouchez (président du MR) accompagnait la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement de Promotion Sociale, Valérie Glatigny, pour une conférence organisée par leur parti afin d’expliquer les mesures qui entraîneront des changements dans l’enseignement.

En raison des débordements sérieux occasionnés lors d’une précédente venue de M.Bouchez à l’université de Liège, un important dispositif policier avait été déployé pour verrouiller l’accès au Palais des Congrès, où se tenait l’événement à 19h. Chose inédite: une douzaine de containers ont été déployés au cours de l’après-midi afin d’ériger des barricades pour limiter l’accès à cette zone. La passerelle de la Boverie (La Belle Liégeoise) avait été fermée dans la foulée. Tout comme le pont de Huy et le tunnel sous-fluvial.

« La ville a décidé de privatiser et militariser tout le quartier pour recevoir Gatigny, Bouchez et toute leur clique de voleurs au profit des riches profiteurs », dénonçait le Front AntiFasciste Liège, qui avait posé mercredi matin une banderole « MR au feu, GLB au milieu » sur la passerelle La Belle Liégeoise.

« Il s’agissait de sécuriser un périmètre de 1km100 » , précise la police de Liège, dont l’objectif était de garantir la liberté de s’assembler, de s’exprimer, de manifester et d’assurer l’intégrité physique des riverains, des personnes participantes, des manifestants et des policiers. « Cela a contraint la police à utiliser des moyens techniques tels que des containers et des chevaux de frise sur base d’une analyse de risques intérieur et extérieur. Au vu de la disposition des lieux, du contexte sociétal et de la hausse de la violence (…) Des manifestants étaient déjà présents le matin devant le Palais des Congrès. Des tentatives d’intrusion ont eu lieu. »
De fait, certains manifestants, dont des syndicalistes, avaient commencé à barricader au moins un accès au palais en utilisant des barrières Nadar et des panneaux d’interdiction de stationner.

De l’autre côté de la Meuse, vers 18h, une manifestation regroupant environ 500 manifestants, accompagnés d’un véhicule sonore a bloqué l’avenue Rogier à hauteur des terrasses, avant de se diriger vers le cœur historique. Sur leur parcours improvisé, des arrêts de tram ont été tagués, le bâtiment du journal La Meuse a été la cible de jets de projectiles et l’hôtel de ville (jets de peinture et vitres cassées) a fait l’objet d’une tentative d’intrusion. La police précise également que l’intervention rapide des forces de l’ordre, avec l’arroseuse, a permis de disperser les auteurs. A 20h30, « En petits groupes, certains ont continué à troubler l’ordre public (feu de poubelle, déplacement de matériel de chantier, rassemblement de pavés…). Les policiers ont été la cible de nombreux jets de pavés, 2 ont été blessés légèrement. 8 personnes ont fait l’objet d’arrestations (5 judiciaires et 3 administratives). »


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