Trois scientifiques de la KUL (René Boonen, Jan Peirs et Walter Bogaerts), qui ne se disent pas anti-nucléaire, s’inquiètent de l’état de certains réacteurs, particulièrement ceux de Doel 3 et Tihange 2. Pour eux, il faudrait les arrêter. Ils ont envoyé leur note critique à l’AFCN, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire.

Ingénieurs-chimistes, ils estiment que l’énergie nucléaire doit être produite en toute sécurité pour être viable. Or, selon eux, les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 ont des cuves de réacteurs trop fragiles pour continuer à fonctionner.

L’AFCN et Electrabel expliquent la présence des micro-fissures dans l’acier des cuves de ces réacteurs à la suite d’un défaut de fabrication (des bulles d’hydrogène sont restées coincées dans l’acier au moment de leur usinage). Pour Boonen, ce défaut de fabrication peut expliquer la présence de 1000 à 1500 micro-fissures, mais jamais 13 000 comme détectés dans les derniers contrôles par ultrason.

Pour Jan Peirs et René Boonen, l’hydrogène continue à être produit avec l’eau présente actuellement dans les cuves en créant d’autres micro-fissures. Walter Bogaerts interpelle l’AFCN : “Vous n’êtes pas en mesure d’assurer la stabilité des micro-fissures présentes dans les parois des cuves des réacteurs“.

Le directeur de l’AFCN, Jan Bens considère que leur rapport ne remet pas en cause la sécurité de ces deux réacteurs nucléaires. “Nous avons l’avis d’autres experts qui disent le contraire. Il y a des indications dans ces cuves. On les a analysées. Il n’y a aucun élément pour nous amener à arrêter les centrales“.

(Source: Rtbf)


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