Ce vendredi soir, la brigade de solidarité populaire Liège a distribué du matériel de protection, masques et gel hydroalcoolique, aux coursiers et coursières de Deliveroo et Ubereats, des
travailleurs qui se sont retrouvés au cœur de la crise sans aucune considération, estime ce collectif.

“Nous sommes ici pour marquer une solidarité entre personnes en situation précaire, nous nous entraiderons et ce sans l’État et sans les entreprises qui n’ont que faire de protéger leur employés”, estime ce dernier. “En plus de l’aspect sanitaire, ce sont aussi le revenu et les conditions générales de travail qui sont condamnables.

Un coursier en colère explique: “Nous tombons régulièrement à une (ou parfois deux) commandes en une heure, ce qui correspond à un revenu entre 5 et 10€. Tout cela, c’est sans mentionner que les conditions météorologiques peuvent nous ralentir (et nous frigorifier) lourdement, que nous ne sommes pas protégés en cas d’accident et surtout que nous ne savons pas plus de deux semaines à l’avance le nombre d’heure(s) que nous allons pouvoir prester sur la semaine.”

Le groupe condamne aussi le régime fiscal P2P, qui permet à ces coursiers d’être exonérés sur les 6.340 premiers euros gagnés. “En mode P2P, les revenus des coursiers sont complètement détaxés et libres de cotisation sociale. Ils n’ont donc aucun droit aux prestations de la sécurité sociale, sauf s’ils ont une autre occupation qui leur donne un statut (salarié, indépendant, étudiant).” D’une certaine manière, cela signifie que l’employeur se soustrait aux obligations qui lui incombent normalement (chômage temporaire ou droit passerelle).


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