Les mousses polyuréthane (PU) sont des matériaux incontournables de notre quotidien qui se présentent sous forme rigide ou souple et permettent de refermer ou d’isoler de larges fissures, remplir des cavités, isoler acoustiquement, rembourrer ou assembler fermement différentes parties ensemble. Une équipe de chercheurs du Centre d‘Etude et de Recherche sur les Macromolécules (CERM) de l’Université de Liège vient de mettre au point un procédé innovant qui repense la fabrication de ces mousses sans recourir aux isocyanates – agents hautement toxiques – tout en étant recyclables, ce qui est rarement le cas jusqu’à présent. Cette étude fait l’objet d’une publication dans la revue Angewandte Chemie International Edition.

« Nous avons réussi, à mimer la technologie de moussage des polyuréthanes conventionnels en remplaçant les isocyanates toxiques par des polycarbonates cycliques. Notre technologie utilise l’eau et un catalyseur pour transformer une partie des carbonates cycliques en gaz (CO2) qui gonfle la matrice tandis que l’autre partie réagit simultanément avec des amines pour durcir la matrice. Le résultat est un matériau solide de faible densité et renfermant des pores réguliers. Nos carbonates cycliques sont obtenus aisément par transformation chimique du CO2 et remplissent donc un double rôle, générer l’agent gonflant et former la matrice polymère, le polyuréthane», explique Maxime Bourguignon, chercheur au sein du labo et premier auteur de l’article.

Ces nouvelles mousses PU s devraient répondre non seulement aux changements législatifs mais également aux besoins sociétaux et aux exigences de durabilité d’enjeu prioritaire pour de nombreux secteurs.


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