Hier, un appel à la protestation étudiante lancé sur les réseaux sociaux a rassemblé, vers 8h, de nombreux étudiants devant 5 établissements scolaires de Liège (Athénée de Fragnée, Saint-Laurent, Saint-Sépulcre, Marie-Thérèse et Liège-Atlas). Des projectiles ont été lancés vers les écoles (jets d’œufs, de pommes, de barrières, de pétards…) et des violences physiques ont été perpétrées par certains jeunes dont un cas envers un membre de la direction d’une école, rapporte la police. Des projectiles ont également été lancés en direction des policiers.

De nombreuses dégradations ont été observées lors de ces rassemblements, notamment du côté de la rue Crève-Cœur, en Hors-Château, où un feu a été bouté à une poubelle. Des trottinettes et autres objets ont été jetées dans ce même feu. Des panneaux de signalisation et du mobilier urbain ont été arrachés, quelques véhicules ont été endommagés. Le carrefour Express de la rue Saint-Léonard a été vandalisé. Il a été demandé aux différentes écoles de Liège de garder leurs élèves à l’intérieur sur le temps de midi.

Vers 11h30, les manifestants se sont dispersés en groupes et ont troublé l’ordre public à plusieurs endroits de la ville. Ils ont notamment tenté de forcer l’entrée de l’école Saint-Barthélémy avant d’être dispersés par les policiers. (Une chaîne humaine d’adultes s’est placée entre les élèves et les policiers rue Hors-Château suite à ces débordements.) Place Saint-Lambert, certains magasins ont préféré fermer sur le temps de midi. La police est intervenue au fur et à mesure des événements avec des équipes en uniforme et e civil. Une arroseuse en réserve était placée à proximité.

La rue Hors-Château a été rouverte à la circulation à 14h, après nettoyage par les services de la Ville des dégâts causés par le feu. La Police a procédé à 1 arrestation judiciaires et 3 arrestations administratives.

« Mettre le feu à du mobilier urbain, dégrader notre espace public ou chercher la confrontation ne fait pas avancer un débat. Ces comportements doivent être condamnés sans ambiguïté », a réagi le premier échevin Gilles Foret (MR), qui a oublié des photos sur sa page Facebook. « Je tiens aussi à condamner celles et ceux qui instrumentalisent notre jeunesse. Les inquiétudes et les revendications des élèves doivent pouvoir être entendues et débattues. Mais personne ne peut encourager, excuser ou utiliser leur colère pour nourrir le désordre ou la confrontation. »

« Soutien à la jeunesse en lutte ! Votre inquiétude est plus que compréhensible et légitime. Le sort que le pouvoir vous réserve, le parpaing qu’il pose sur votre avenir, est absolument inacceptable et vous avez raison de ne pas vous laisser faire », a réagi de son côté le conseiller communal (PS) François Schreuer.


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