Lors de la présentation du budget communal 2025, lrs autorités avaient évoqué les économies par rapport aux dépenses énergétiques: un million d’euros sur l’éclairage public (1 million d’euros notamment grâce aux nouveaux éclairages LED) et les bâtiments. L’objectif est fixé à 4 millions en 2030.
L’amélioration énergétique des bâtiments était évoquée, mais sans avancer de chiffres. Et c’est ce qui fait réagir le groupe Vert Ardent (dans l’opposition) pour qui l’actuelle majorité n’a toujours pas pris à bras le corps la question de la maîtrise de nos dépenses énergétiques.

« En 2024, j’avais déjà noté que toutes les dépenses de consommation d’eau étaient l’exacte copie de celles de 2023, toutes les dépenses de gaz étaient soit copiées sur 2023 soit systématiquement baissées du même pourcentage, idem pour l’électricité. Si l’on compare le budget 2025 au budget 2024, c’est pire encore. On retrouve pour chaque poste, quel que soit le bâtiment, -20% pour le gaz, +20% pour l’eau, et un copié-collé du chiffre 2024 pour l’électricité. Sauf pour l’éclairage public », relève le conseiller communal Pierre Eyben.

Ce dernier n’a pas relevé un chiffre qui tiendrait compte d’un investissement précis d’économie d’énergie dans tel ou tel bâtiment qui aurait été isolé, muni de vannes intelligentes ou mieux télégéré. Pas de diminution de consommation d’eau sur tel bâtiment où l’on aurait installé une récupération de l’eau de pluie. Pas de diminution sur tel autre où l’on aurait placé des éclairages LEDs. « A l’exception de l’éclairage public, rien. (…) On a bien eu quelques projets comme la cité administrative bas carbone ou le passage aux LEDs pour l’éclairage public Mais comme en témoigne ce budget, la question de la maîtrise et de la réduction de nos consommations n’est toujours pas prise à sa juste mesure. Et vu l’absence de budget à l’extraordinaire pour investir dans nos bâtiments, cela ne changera pas en 2025. Nous demeurons essentiellement dépendants de la fluctuation des prix. »

« Pour le gaz, nous ne sortons pas de notre dépendance au gaz étranger (qu’il soit russe, qatari ou issu du gaz de schiste américain). Aucune avancée sur la biométhanisation (par exemple l’installation d’une petite unité de production rue de la Tonne ou d’un accord avec Intradel pour valoriser nos déchets verts). A l’exception d’un projet à Droixhe, aucune inflexion sur l’installation de pompes à chaleur couplées à des panneaux photovoltaïques plutôt que d’installer des chaudières au gaz dans nos bâtiments. On choisit le moins cher à court terme. Pour l’électricité, c’est la même dépendance. Il n’y a toujours pas comme d’autres grandes villes, un objectif chiffré et ambitieux de m² de panneaux photovoltaïques installés chaque année. Rien sur l’installation d’éoliennes sur des sites plus industriels de la Ville (ile Monsin, parc scientifique,…) Sur l’eau, il n’y a pas de plan de récupération des eaux de pluie dans les bâtiments communaux », regrette le conseiller.


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