Hier, le décret visant à insérer dans le Code wallon de l’action sociale et de la santé des dispositions relatives à l’hébergement collectif des personnes en difficultés prolongées déposé, notamment par le député liégeois Benoît Drèze (cdH), a été voté en Commission du Parlement de Wallonie.

Environ 3.000 personnes ne souhaitant pas vivre seules ou ne trouvant pas de logement privé ni de place dans une institution agréée sont accueillies dans une cinquantaine de structures d’hébergement non-agréées (dites “maisons pirates”, dont 5 à Liège), des SHNA, parfois désignées sous le terme de « maisons pirates ». Elles ne sont pas illégales mais existent en dehors de tout cadre légal spécifique, telle l’asbl Thaïs, rue Pierreuse. Les personnes qui y sont hébergées ont entre 18 et 60 ans et sont généralement très précarisées. Elles présentent souvent des problèmes physiques, psychiques, une déficience intellectuelle, des problèmes de comportement ou une consommation problématique d’alcool ou de stupéfiants.

Ces établissements ont une réelle utilité mais les autorités communales et régionales ont constaté que certains présentaient des lacunes sur le plan de la salubrité, de l’hygiène, de la sécurité et de l’encadrement. Le décret vise donc à permettre aux établissements existants d’obtenir une reconnaissance officielle à condition d’offrir aux résidents un hébergement de qualité et à interdire tous les établissements d’hébergement non reconnus ou non agréés.

La Ville de Liège fut la première à tenter de combler ce vide juridique via le règlement de police et d’administration du 26 mars 2012. Mais le Conseil d’Etat l’avait annulé.


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